Doubidoubidaaa je suis un p'tit rat grassouillet trop sexy de la vie et je me balade sur les tuyaux pour séduire les rates (?), et même que quand je glisse ben je tombe pas, c'est ça la classe tu vois !!



HAN


Je viens de faire une découverte effroyable en relisant tous mes anciens articles (bah oui, parce que vous le savez pas, mais y en a 74 hors ligne ^^). Avant, j'écrivais pour tout (et surtout nain porte quoi), j'racontais ma vie (profondément inutile, ok), mes réflexions (profondément inabouties, j'avoue) et tout le bazar... Mais du coup ça fait plein de souvenirs tous sympatoches =). Et depuis à peu près 1 an, j'écris plus rien ! Ou alors juste des articles de déprime... Fuck !
Si je compare le premier trimestre de l'an dernier, où même si je jouais à l'ado incomprise rebelle de la life, baaa je m'éclatais quand même pas mal, aux 2 mois que nous venons de passer cette année, je me dis mais merde... Mais qu'est-ce que j'ai foutu ?? My God, sauvez-moi de là, j'ai cessé de vivre...



Franchement, tu me préfères en larve amorphe ?

Doubidoubidaaa je suis un p'tit rat grassouillet trop sexy de la vie et je me balade sur les tuyaux pour séduire les rates (?), et même que quand je glisse ben je tombe pas, c'est ça la classe tu vois !!

# Posté le mercredi 04 novembre 2009 08:38

Vivement la majorité.

Je me réveille avec un trou dans le ventre. Il faut savoir qu'il doit être approximativement 6h du mat' et que mon connard de chat profite du fait qu'on ait changé d'heure, c'est à dire qu'il fasse jour plus tôt, pour venir miaouler sous nos fenêtres pour qu'on le laisse rentrer. Pliée en deux, incapable de sortir de dessous ma couette, je n'ai pas la force d'aller lui ouvrir. J'attends donc qu'il se calme pour pouvoir me rendormir. C'était sans compter le trou dans le ventre. Ce genre de trou qui te fait tourner et retourner dans ton lit, essayer moultes positions aussi improbables qu'inconfortables, pour essayer de retrouver le sommeil. T'inspires à fond, t'expires doucement, pour essayer de te calmer et le remplir, ce connard de trou. Mais ça marche pas. Bah non, ce serait trop simple ! Alors t'essayes de comprendre ce qui a bien pu le faire apparaître, et tu te rappelles l'engueulade du feu de Dieu que t'as eu avec tes parents la veille au soir. Peu importe le sujet, il a réveillé en toi des vieilles angoisses qui te font faire des rêves psychédéliques dans lesquels les hérissons se transforment en mokona et ta mère parle en chinois avec des terroristes. Pour te calmer, tu essayes de penser à autre chose, et là tu te rappelles que ta journée va être consacrée à aller voir tes grands-parents et le reste de la famille paternelle dans le Gers, avec repas proportionnel au degré de paumage du lieu. L'éclate totale. Tu sais déjà que tu vas y emmener tes devoirs, plus quelques bouquins parce que "on sait jamais des fois que j'aurais fini ma disserte avant la fin de la journée", mais que tu vas passer ton aprèm devant la télé pour mater le match de rugby Coin perudu-Trou du cul du monde avec tes oncles. Quelle joie. Ton trou au ventre en profite pour s'agrandir un peu plus. Sans jamais avoir beaucoup stressé pour les cours, les devoirs sont une espèce minérale qui t'a toujours fait l'impression d'une pierre mal digérée. Pas du genre des mini-cailloux que t'es allée observer l'autre jour en sortie géologie (ça aussi c'était l'éclate totale). Plutôt du genre grosse dorsale parcourue de failles normales, quoi... Tu essayes de calculer combien de temps tu vas devoir passer sur ton compte-rendu des cailloux, ta disserte de français, ton DS de Physique et autres sympathies quand tu te rends compte que, merde, on est mardi déjà. Samedi n'est plus si loin. Vu ce que t'as pris hier, demander d'aller passer le week-end à Toulouse à tes vieux te semble une opération périlleuse. Le trou a pris toute la place. Parce qu'après samedi, y aura quoi ? Un mois et demi? Presque deux ? Deux mois de vide, puis peut-être une semaine de bonheur, et encore, ce sera Noël, multiples repas en famille oblige, en espérant que tes tuteurs légaux décident de rester dans le coin et de pas monter à Paris pour l'occasion. Et ensuite ? Combien de temps encore ? Combien d'heures à supporter, combien de matins esseulée à endurer ? Et tu peux pas vraiment compter sur tes vioques pour te faciliter la vie...
Contre toute attente, tu réussis à te rendormir. Tu rêves de ton père qui court après le chat avec un balai pendant que tu révises ton histoire dans le bus où une meuf t'explique les méandres du code de la route. Lorsque tu te réveilles, ton trou n'a pas disparu, mais comme il est 7h30 tu as un peu plus la force de te lever. Dans la cuisine, ta mère a déjà préparé le café. Tu bois ton bol en silence, refuses les propositions de ta génitrice quant au reste de ton p'tit dèj. Tu n'as vraiment pas faim. Tu sais pas quoi faire pour te sentir un peu mieux. Tu t'imagines te faire vomir dans les chiottes en espérant que tes tripes partent avec le reste d'alcool qui subsiste dans ton estomac. Tu te rappelles de la soirée assez fantastique que tu as passé, et tu réalises que d'autres gens sont dans le même cas que toi. C'est comme si on avait une peur panique de la vie. Que faire pour essayer de la surmonter ? La seule réponse que tu as trouvé en ce dimanche 25 octobre c'est l'alcool. Parfois c'est les bouquins, d'autres fois le slam, mais au fond rien ne t'aide vraiment. C'est pas parce que tu exposes tes problèmes en long en large et en travers sur ton blog qu'ils vont s'arranger...
Tu aimerais juste que ton frère rentre, de temps en temps...
Vivement la majorité.

# Posté le mardi 27 octobre 2009 04:13

Modifié le mardi 03 novembre 2009 08:01

Reviens-moi, reviens-moi, tu partiras mieux comme ça...

Il y a un an, je disais qu'il me fallait absolument une veste. Ou, à défaut, un copain, pour me tenir chaud l'hiver.

Je n'ai trouvé ni l'un ni l'autre.

Et j'ai même pas eu froid.


Il y a un an, je faisais ma rentrée au lycée Théophile Gautier, et je trouvais ça super-méga-génial-trop-cool-de-la-life. On pouvait sortir quand on voulait, et même si on allait pas plus loin que le trottoir d'en face on trouvait ça révolutionnaire. On faisait les connes en cours, on en avait rien à foutre des notes, en oubliant que derrière on avait des géniteurs-pseudos-parents-tuteurs-légaux-responsables-de-nous-et-donc-de-notre-dossier-scolaire. On était les 4 du fond. Les 4 folles, les 4 dégénérées, les 4 rebelles. Les 4 gamines, surtout... Les terminales nous disaient leurs avis sur nos profs. Maintenant, je sais que c'est un lycée de merde. Si je sors, c'est pour aller bouffer en ville parce que le self est devenu immonde, ou bien pour aller prendre un café au Marilyn avec Ophé, à la petite table du fond, qui va devenir "notre" table, si ça continue. J'écoute en cours, je participe, je me motive pour bosser et pour avoir des notes acceptables (même si c'est mal parti). Maintenant on est les 2 entre le 2ème et le 3ème rang. Sans adjectifs tellement approprié, on est simplement nous, c'est tout. Et ça me suffit. Maintenant, c'est moi qui donne des conseils aux secondes sur leurs profs. Comme un petit air de nostalgie...

Il y a un an, j'étais encore dans ma maison. Ma maison, avec son odeur, sa faible lumière automnale, ses petites habitudes. Avec ma chambre, froide et surpeuplée de bibelots et autres inutilités, avec sa tapisserie japonaise et ses posters hérités de ma soeur. Avec ses lumières blafardes qui me déprimait l'hiver. Avec sa porte-fenêtre qui ne donnait d'autre vue que l'énorme rosier de ma mère. Mais même si elle avait plein d'inconvénients, cette chambre, c'était ma chambre. Y avait 3 murs pleins, personne ne m'entendait m'énerver toute seule sur mes cours, et je n'étais pas obligée de m'asseoir à mon bureau pour faire croire à mes parents que je travaillais. Dire que je trouvais qu'une porte-fenêtre c'était déjà trop d'ouverture. Maintenant j'ai une fenêtre qui me prend la moitié d'un mur, plus une porte vitrée qui donne en plein sur celle du bureau de ma mère. On m'entend de la cuisine si jamais je chuchote, et je suis obligée d'aérer trois quarts d'heure par jour, même quand il fait froid pour faire partir l'odeur de la colle à tapisserie. Je ne me plains pas, elle est bien cette chambre. Elle est bien cette maison. Mais ce n'est pas ma maison. C'est tout.

Il y a un an, je pensais tout connaître, tout savoir, sur moi, sur le monde, sur mon avenir. J'étais encore et toujours obsédée par un certain F.V. et je pensais que rien ne me ferait l'oublier. J'allais sans aucun doute partir en ES, puisque de toutes façons la médecine et l'ingénieurie ne m'intéressait pas. Les cours étaient mon lieu de torture et je ne foutais rien. Je ne rêvais que de repartir en vacances faire du surf avec Sarah, prendre le train pour la Normandie avec Rosalie, et passer le reste du temps à la MJC. Contre toute attente j'ai oublié mister Surimi en deux temps trois mouvements. Je suis partie en S à cause d'une pièce de 2¤. Malgré tout, les cours m'intéressent, même ceux de français, c'est vous dire... Un point commun tout de même : je compte toujours les jours avant les vacances.

Alors, que dire ? Que j'ai changé, que j'ai évolué, que j'ai grandi tout simplement ? Le même genre de réflexions que je me fais à chaque rentrée, finalement. J'ai 16 ans et demi, mes pensées dans la musique, ma meilleure pote à côté de moi 12h/24, mes autres potes entre deux cours de prépa ou de fac, mon coeur quelque part vers Paris. Et c'est ça qui me fait tenir. J'irais pas jusqu'à dire que j'ai confiance en la vie, mais je sais pourquoi elle habite mon corps, et ça c'est déjà pas mal.


Ceci est une pomme de terre
.
Reviens-moi, reviens-moi, tu partiras mieux comme ça...

# Posté le vendredi 25 septembre 2009 13:52

Une information à prendre au plus-que-parfait du présent futuriste.

Chers amis, chers lecteurs,

Je dois vous annoncer quelque chose. Quelque chose que j'ai fait. Et qui est horrible, immonde, ignoble. J'ai honte rien que d'y penser. C'est en partie à cause de ça que je n'écris plus depuis quelques temps. A chaque fois ça me revient en tête, et je ne parviens pas à l'en sortir. Du coup je n'arrive plus à écrire, rien ne vient, ou alors ce qui vient est tellement merdique que je le supprime dans les 30 secondes après l'avoir écrit. Rien que pour écrire cet article j'ai dû m'y reprendre au moins 3 fois. Mais là je vais me confier, enfin, depuis le temps que j'en ai besoin, je n'en peux plus. Et pourtant j'ai mis du temps à me décider. Et pour cause. C'est tellement répugnant, cela me révulse moi-même, que rien que d'écrire ces mots me donne envie de mourir. Mourir de honte et de déshonneur, parfaitement. Avoir envie de creuser un grand trou et de s'y plonger dedans, pour s'y cacher, pour y mourir, qu'on le rebouche sur moi surtout, que j'y meure étouffée... Bref, vous l'aurez compris, admettre ce que je m'apprête à écrire me demande un effort colossal, et je sais qu'une fois que ce sera fait, je ne me sentirais pas forcément mieux, car même si je serais soulagée de partager ce secret avec plusieurs personnes, je serais taraudée de doutes et de peurs, je serais hantée par des cauchemars dans lesquels tout le monde se détournerait de moi, ce qui ne serait pas étonnant tellement c'est affreux. Un grand poids va m'être ôté des épaule, et va laisser place à un gros trou dans mon ventre... Cela va être une période dure de ma vie, je pense. Peut-être la pire. Mais je dois en passer par là. Je suis obligée maintenant. Je ne peux pas continuer comme ça. Mais j'espère néanmoins que vous serez indulgents avec moi, même si je comprendrais tout à fait que ça ne soit pas le cas. Après tout, même moi je n'arrive pas à me pardonner moi-même, c'est dire si c'est dégoûtant ! Après avoir lu ce que je vais vous dire, vous serez probablement horrifié par moi, et je ne pourrais pas vous en vouloir de ne plus me regarder de la même façon. Mais si jamais il vous prenait l'envie de comprendre, de savoir pourquoi j'ai fait, qu'est-ce qu'il a bien pu se passer dans ma vie pour que je fasse ça, je veux bien vous expliquer, je veux bien répondre à vos questions. De toutes façons toutes les personnes qui voudront bien me reparler après avoir lu ça seront accueillies à bras ouverts... Mais en serez-vous capable ? Serez-vous capable de passer outre cet acte ? Serez-vous capable de faire abstraction du fait que... du fait que... Aaaah c'est si dur à dire ! Allez je respire, je prend mon courage à deux mains, deux pieds, enfin ce que je peux quoi... 1, 2, 3... Mesdames et messieurs, mes amis, si aujourd'hui j'ai écrit cet article c'est pour vous dire que...

Je suis tombée amoureuse.

Une information à prendre au plus-que-parfait du présent futuriste.

# Posté le jeudi 07 mai 2009 16:37

Modifié le lundi 13 juillet 2009 16:01

Et voilà tout ce que je sais faire...

La vie est belle. Il paraît. Alors pourquoi on passe notre temps à protester ? Pourquoi il y a tellement de gens dans la rue pour manifester, pour dire qu'ils en ont marre ? Pourquoi on passe notre vie à se battre contre le système, contre le gouvernement, contre tout ce qui fait qu'on n'est pas heureux ? Pourquoi y a des gens qui crèvent de faim dans le monde, pourquoi d'autres sont obligés de vivre dans les bidonvilles ? Pourquoi y a des connards qui pensent qu'à s'enrichir sans se préoccuper des autres ? Pourquoi il font déforester la moitié des forêts, pourquoi ils font rien pour l'environnement puisqu'ils sont si riches ? Pourquoi il font rien pour la pauvreté, pour les épidémies, pour les pays pauvres ? Et même dans nos pays, pourquoi y en a qui s'en sortent et d'autres pas ? Pourquoi la discrimination existe encore ? Pourquoi on a tout ce qu'il faut pour vivre et on n'est pas contents ? Pourquoi les gens se parlent pas ? Pourquoi on a peur de l'autre ? Pourquoi on n'ose pas faire la connaissance d'étrangers ? Comment ça se fait que les préjugés existent encore ? Après tout ce qu'on peut dire sur la différence, que ça nous enrichit et tout le bordel, comment ça se fait qu'on ne l'accepte toujours pas ? Pourquoi sourire aux gens que tu connais pas ça se fait pas ? Pourquoi quand tu regardes les autres ils se sentent agressés ? Pourquoi on privilégie plus la sécurité, l'auto-défense, la prudence que l'ouverture d'esprit, la communication et les activités en collectivité ? Pourquoi j'ai chaque jour un peu plus l'impression qu'on nous monte les uns contre les autres ? Pourquoi je me dis souvent qu'on vit dans un monde de merde ? Pourquoi, putain, pourquoi ?

Sinon ? C'est l'été. Je vais bien. Et je passe en 1ère S. Et ça c'est pourri. Mais bon. C'est pas grave.
Et voilà tout ce que je sais faire...

# Posté le mardi 23 juin 2009 12:32

Modifié le mercredi 24 juin 2009 17:42